Il s’agit de mutualiser, entre acteurs économiques d’un même territoire, les flux de matières, d’énergie, d’eau, les infrastructures, les biens ou encore les services afin d’optimiser l’utilisation des ressources.
L’écologie industrielle et territoriale (EIT) désigne une démarche structurée de coopération. Cet aspect de l’économie circulaire propose de travailler au niveau des territoires sur deux types de synergies :
Par ailleurs, deux échelles apparaissent intéressantes à explorer :
Il est important de comprendre que l’EIT n’est pas simplement une histoire de déchets ou de matières premières mais qu’il s’agit d’optimiser toutes les ressources d’un territoire, y compris les équipements, le foncier, les compétences… tout ce qui peut être mieux utilisé ensemble.
Ce site est une bonne illustration d’une action d’écologie industrielle et territoriale appliquée à la filière des luminaires professionnels français.
A partir de la quantification des flux de ressources, et notamment des matières, de l’énergie et de l’eau, optimiser les flux de ces ressources utilisées et produites à l’échelle d’un territoire pertinent, dans le cadre d’actions de coopération, de mutualisation et de substitution de ces flux de ressources, limitant ainsi les impacts environnementaux et améliorant la compétitivité économique et l’attractivité des territoires
Loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte
L’ADEME a un rôle stratégique car elle intègre l’EIT dans les politiques nationales de transition écologique, elle soutient financièrement les projets locaux, aide à la structuration territoriale, apporte méthode et outils et met en réseau les acteurs. C’est à la fois un chef d’orchestre de l’EIT mais aussi un mécène, un expert et un catalyseur.
SYNAPSE, créé en partenariat avec l’ADEME, offre aux membres de son réseau des outils et ressources pour les accompagner dans leur structuration, tout en favorisant le partage de bonnes pratiques et des retours d’expérience valorisant les bénéfices environnementaux, économiques et sociaux.
De nombreux autres acteurs promeuvent l’EIT : les collectivités territoriales (régions, communes…) sont de véritables facilitateurs pour mener à bien ces projets, d’autres structures peuvent avoir un rôle d’animateurs (agences de développement, associations…), et le monde académique peut être un appui méthodologique intéressant (universités…) et un apport d’expertise certain.
L’ADECC (Association pour le Développement de l’Économie Circulaire et Collaborative) soutient les acteurs économiques locaux dans leurs initiatives d’économie circulaire. En collaboration avec les collectivités, elle organise notamment des collectes groupées de déchets électriques et électroniques (DEEE) en Pays de la Loire, permettant de :
La plupart des équipements collectés sont hors d’usage, ils sont triés, démantelés puis valorisés. Ceux qui sont encore fonctionnels peuvent être réemployés localement après un échange avec l’ADECC. Bilan 2024 :
1. S’appuyer sur les acteurs locaux
2. Évaluer les flux déchets/ressources
3. S’inspirer des bonnes pratiques existantes
Consulter les « fiches synergies essaimables » proposées par le réseau SYNAPSE 👉accéder aux fiches. Elles détaillent les étapes de mise en œuvre, les bonnes pratiques, les recommandations et les précautions à prendre pour développer de nouvelles synergies locales
4. Utiliser des outils de pilotage adaptés
S’appuyer sur la plateforme ELIPSE pour cadrer une démarche d’EIT, en mesurer les avancées et assurer son pilotage dans la durée 👉 voir la plateforme ELIPSE