Éco-concevoir, c’est innover en respectant la planète : créer des solutions d’éclairage utiles, durables et responsables.
L’ADEME définit l’éco-conception de la façon suivante :
« L’éco-conception consiste à intégrer l’environnement dès la phase de conception des produits (qu’il s’agisse de bien ou de service). Cette intégration repose sur une approche globale et multicritère de l’environnement, elle est fondée sur la prise en compte de toutes les étapes du cycle de vie des produits. »
« Global » signifie que l’éco-conception se caractérise par une double approche multicritère et multi-étape en suivant une démarche en quatre étapes selon le niveau d’éco-conception défini en amont par les équipes qui conçoivent et développent les produits.
Elle doit prendre en compte l’ensemble des impacts environnementaux générés par le produit durant son cycle de vie à savoir :
Voir également la page ACV.
Elle prend en compte et analyse toutes les étapes du cycle de vie du produit à savoir :
Voir également la page ACV.
Les entreprises s’engagent dans une démarche d’éco-conception afin de s’inscrire dans un principe d’économie de moyens et de réduction des impacts environnementaux sans pour autant sacrifier la qualité de son offre : efficacité, fonctionnalité, ergonomie, durabilité, esthétisme, attractivité, etc…
L’intégration d’une démarche d’éco-conception exige préalablement la détermination du niveau de remise en cause du produit. Des recherches faites sur les niveaux d’éco-conception au niveau du produit ont montré qu’il existe quatre niveaux d’éco-conception.
La figure ci-dessous illustre ces quatre niveaux d’éco-conception en fonction de l’amélioration de l’éco-efficacité du produit. Source: Pôle éco-conception
On constate que l’évolution du produit vers un produit éco-conçu, un produit innovant, ou même un service, dépend du niveau d’éco-efficacité qu’on souhaite intégrer et des objectifs définis au préalable par l’entreprise. Pour pouvoir mettre en place une démarche d’éco-conception, il faut tout d’abord mesurer la nature et l’ampleur des impacts environnementaux liés au cycle de vie du produit.

L’ACV est l’outil central de la démarche d’éco-conception. C’est une méthode multicritères structurée et reconnue à l’international qui va permettre d’identifier les points de pression d’une solution d’éclairage sur les ressources et l’environnement.
Faible impact matière
Faible consommation énergétique
Longue durée de vie (réparable et reconditionnable) avec une valeur réaliste
L’éco-conception d’un luminaire n’est pas seulement une question de performance technique ; c’est un engagement concret pour réduire son empreinte environnementale et mettre la responsabilité au cœur de l’innovation au service de la lumière.
Isabelle Follenfant
Directrice RSE et mission du collectif Rivalen
Les normes internationales ISO (Organisation Internationale pour la Normalisation) permettent d’harmoniser les démarches d’éco-conception.
Ainsi, les normes ISO 14 040 et ISO 14 044 standardisent les ACV (Analyse du Cycle de Vie) en proposant 4 grandes phases.
La famille des normes ISO 14 020 concernant les déclarations environnementales :
http://www.pep-ecopassport.org//fr/le-pcr-du-programme-pep-ecopassportR/
Chaque pays est libre d’ajouter des directives complémentaires. En France, plusieurs lois récentes obligent à la circularité. Voici les lois les plus importantes pour le domaine du luminaire :
Promulguée en 2019, la loi anti-gaspillage pour une Economie Circulaire) a pour ambition de transformer notre système linaire (produire, consommer, jeter) en une économie circulaire. Voici les principaux impacts concernant le secteur du luminaire :
loi AGEC
Entré en vigueur en juillet 2024, l’ESPR a pour objectif de fixer des exigences en matière d’éco-conception pour les produits mis sur le marché de l’Union européenne. Le règlement concerne à la fois les produits fabriqués dans l’Union européenne et les produits importés sur le territoire.
Il repose sur trois éléments principaux: